DIE GRÜNEN | EFA im Europäischen Parlament Sven Giegold Am 25. Mai:Grün für ein besseres Europa

Les Echos: Qui sera élu pire produit financier?


Le Parlement européen veut faciliter l’interdiction des produits financiers dangereux.

C’est l’élection d’une reine de beauté un peu particulière. A partir d’aujourd’hui, les internautes vont pouvoir voter (sur « dangerous-finance.eu ») pour désigner le « produit financier le plus dangereux ». Opterez-vous pour le crédit en devise étrangère comportant un véhicule de remboursement à l’échéance finale – qui permet au bâtisseur d’une maison en Autriche de souscrire un prêt en francs suisse ? Ou bien préférerez-vous le certificat convertible inverse, qui promet des taux d’intérêt élevés mais qui vous oblige à devenir actionnaire de l’entreprise émettrice en cas de revers de fortune ?

Derrière cette initiative d’agit-prop, on trouve le parlementaire allemand Sven Giegold. Ce dernier fait partie de l’équipe d’élus Verts très offensive sur les questions de régulation financière, aux côtés du Belge Philippe Lamberts (à l’origine du plafonnement des bonus) et du Français Pascal Canfin avant son départ pour le gouvernement français. « Dans de nombreux pans de la vie économique, il est possible d’interdire des produits dangereux. Il faut que cette idée soit aussi appliquée à la sphère financière », explique-t-il aux « Echos ».

La MIF dans les limbes

Le concours doit servir à relancer le débat sur cette question, alors que l’Europe s’est abstenue pour le moment d’agir de la sorte. Depuis le début de la crise, un seul produit a été interdit sous certaines conditions : le CDS à nu, après le vote d’une législation spécifique. En revanche, jamais l’autorité européenne des marchés (l’Esma) n’a agi. Les eurodéputés veulent profiter des négociations avec les Etats autour du texte MIF – une sorte de constitution des marchés financiers – pour faciliter les conditions permettant à l’Esma d’interdire un produit jugé dangereux. Le texte MIF, dans les limbes depuis des mois, pourrait revenir sur la table des négociations au printemps. D’ici là, Sven Giegold assure que l’Esma a promis d’examiner le vainqueur de ce vote un peu particulier.

Renaud Honoré, Les Echos

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